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Photo de Caravane

Quinzaine pour l’élimination des hépatites au Bénin: La déclaration pour un plaidoyer à l’endroit des autorités de l’Alibori

 Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori

06 Août 2018

Les caravaniers manifestant à la préfecture de Kandi

Société

Commencée le 22 juillet, la quinzaine d’actions urgentes pour l’élimination des hépatites au Bénin a pris fin samedi 5 août dernier. Elle a également été marquée par la déclaration de Kandi, après la caravane de sensibilisation et de plaidoyer organisée, jeudi 2 août dernier, à l’endroit des élus locaux et des autorités en charge du département de l’Alibori.

L’heure était, jeudi 2 août dernier, à la sensibilisation des populations de l’Alibori sur les enjeux de l’hépatite. C’était également l’occasion, pour exhorter le préfet du département, Mohamadou Moussa, à prendre pleinement ses responsabilités face aux problèmes de santé publique que représente cette maladie. 

La caravane organisée à cet effet est une initiative de l’Alliance béninoise des Organisation de la Société civile contre les hépatites virales (Aboschvi) appuyée par l’Ong Autre Vie et la Société béninoise d’hépato-gastro-entérologie. Elle s’inscrit dans le cadre de la quinzaine d’actions pour l’élimination des hépatites au Bénin.
Vêtus de tee-shirts blancs et scandant à tout vent des slogans anti-hépatites « Tous contre B », les caravaniers partis de l’hôtel de ville, ont échoué à la préfecture de Kandi. Ils avaient à leur tête le coordonnateur national de l’Aboschvi et de l’Ong Autre Vie, Romuald Djivoéssoun, et l’hépato-gastro-entérologue, Dr Khadidjatou A. Saké. « L’hépatite tue plus que le Vih/ Sida. Populations, autorités et partenaires techniques et financiers, agissons maintenant », « Hépatite, nous pouvons l’éviter », « Le dépistage et la vaccination sauvent des vies », tels sont les différents messages que portaient leurs banderoles. A la préfecture où ils ont été reçus par le préfet Mohamadou Moussa, Romuald Djivoéssoun a procédé à la lecture de la déclaration de Kandi.
Dans leur plaidoyer, les caravaniers ont appelé les mairies de l’Alibori à internaliser la lutte contre cette maladie dans leurs documents de planification de développement local. Ils souhaitent que les dispositifs de dépistage et de vaccination deviennent une réalité dans toutes les unités de soins de santé du département. A la vaccination gratuite et obligatoire dès la naissance contre les hépatites dans tous les centres de santé de l’Alibori, s’ajoute le renforcement des capacités des prestataires de services de santé du département pour la cause. 

Environ 1,4 million de Béninois souffrent des hépatites virales. Elles constituent la première cause de mortalité et de morbidité de l’adulte au Bénin et dans l’Alibori. « Ce sont des maladies silencieuses. Il n’y a pas de signes. C’est lorsque les complications apparaissent que l’on s’en rend compte », explique Dr Khadidjatou A. Saké. D’où l’urgence des mesures qui s’imposent. 
Tout en adhérant à l’initiative, le préfet a tenu à féliciter les caravaniers. « Face à la menace que les hépatites constituent pour les populations, nous devons agir en conséquence », fait remarquer Mohamadou Moussa. « A partir de la préfecture de Kandi, je puis vous rassurer qu’au regard de l’ampleur de leurs dégâts, des efforts seront davantage consentis pour les combattre », a-t-il promis. Il a indiqué que le gouvernement a mis en place un programme national de lutte contre les hépatites.

 

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